Les locataires déménagent de moins en moins. Entre 2019 et 2025, la durée moyenne d’occupation d’un logement loué est passée de 28,3 à 37,6 mois, soit une hausse de 33 %.
Désormais, plus de quatre baux terminés sur dix ont duré au moins trois ans, contre seulement un sur quatre en 2019.
Pourquoi cette baisse de la mobilité ?
Dans les grandes métropoles comme Toulouse, les logements disponibles sont rares et les loyers ont augmenté. Un locataire correctement installé hésite donc à partir, car il n’est pas certain de trouver facilement un logement équivalent.
L’accès à la propriété est également devenu plus difficile en raison du niveau des prix et du coût du crédit. Certains ménages repoussent leur achat et restent locataires plus longtemps.
Les avantages pour le propriétaire
Conserver un bon locataire plusieurs années présente de réels bénéfices :
- moins de vacance entre deux locations ;
- moins de frais d’agence, de visites et d’états des lieux ;
- moins de nettoyages et de petites rénovations ;
- des revenus locatifs plus réguliers et prévisibles.
Cette stabilité est particulièrement intéressante lorsque le locataire paie ponctuellement son loyer et prend soin du logement.
Quel impact à Toulouse ?
À Toulouse, cette diminution des déménagements accentue la tension locative : moins de logements se libèrent, notamment pour les étudiants et les jeunes actifs.
Pour un investisseur, elle renforce l’intérêt des logements dans lesquels les occupants peuvent se projeter plusieurs années : T2 ou T3 bien situés, charges maîtrisées, bonne performance énergétique et équipements de qualité.